Archive pour 11 février 2008

De Chanaral à Antofagasta

11 février 2008

Willy possède au fond de son jardin un magnifique cactus dont j’ai immortalisé les grandes fleurs blanches avant de partir.

Dernière matinée dans le parc national Pan de Azucar. Ce lundi matin, nous n’avons pas dû acquitter les droits d’entrée, les gardes étaient absents (ils doivent faire la grasse matinée ou se remettre de leur week-end !). On ne va pas s’en plaindre… Nous empruntons sur notre droite la piste de la quebrada del Castillo où nous attendent des colonies de cactus formant de véritables massifs.

Depuis la plage de los Piqueros ponctuée d’emplacements de campings très prisés à cette période par les locaux, nous avons une très belle vue sur l’Isla Pan de Azucar. Un peu plus loin des Urubus à tête rouge montent la garde !

 

Nous faisons un dernier arrêt au niveau de l’immense densité de Copiapoa columna, toujours aussi impressionnante !

Nous quittons le parc à l’extrémité nord afin de rejoindre la panaméricaine. Nous passons de la région III (Atacama) à la région II (Antofagasta). A savoir le Chili est divisé en 12 régions administratives. Vers 13h, nous avons bifurqué vers Cifuncho, c’est vraiment désertique, nous sommes au milieu de nulle part et nous ne croisons aucune autre voiture ! Nous prenons ensuite la direction de la petite ville de Taltal au bord de l’océan où nous tentons de trouver une chambre pour la nuit mais en vain les trois hotels (Hotel Mi Tampi-Hosteria del Taltal- Hotel Gali) nous répondent qu’ils sont complets. On trouve ça très bizarre et on pense plutôt qu’ils ne souhaitent pas d’étrangers poussiéreux sans réservation.

A l’ère du nitrate, Taltal était le siège de la Taltal Railway Company. La locomotora n°59 et ses wagons ont été restaurés :

Nous décidons alors de monter jusqu’à Antofagasta, 2ème ville du pays : 320 km de route monotone avec régulièrement des déviations en raison des travaux de rénovations qu’ils font sur la panaméricaine. Vers 19h, nous faisons un petit arrêt devant l’étrange « Mano del Desierto » en granite sculptée en 1992. Dommage qu’elle soit couverte de graffitis !

Nous nous installons au Radisson Hotel avenue Balmaceda, avec vue sur mer et buvons avant le dîner la boisson nationale : le « Pisco Sour » (1 jus de citron pressée, quelques cuillérées de sucre en poudre, 10 cl de pisco, un blanc d’oeuf et de la glace pilée, le tout bien frappé dans un shaker). Nous avons pris ensuite un « ceviche », une marinade de poissons crus avec du citron vert, des oignons blancs hachés et relevé avec un peu de piment et quelques herbes fraîches. Demain nous mettons le cap sur San Pedro de Atacama.