Archive pour le ‘Chili’ catégorie

Valle de la Muerte – Cactus à gogo ! – Calama

19 février 2008

Nous sommes les premiers ce matin à gravir la grande dune de sable haute de 150 m dans la vallée de la mort. La vue est spectaculaire sur la cordillère de sel : quel bonheur de pouvoir se poser sur ces milliards de grains de sable au lever du soleil et de profiter une dernière fois de ce silence exceptionnel…

Un petit groupe et leur sandboard sous le bras arrive sur les lieux. La sensation de glisser doit être vraiment chouette une fois que l’on a trouvé le truc !

Nous avons terminé ensuite nos petits achats à San Pedro et on a craqué pour un grand tissage avec des lamas de toutes les couleurs pour accrocher sur notre mur tout blanc !

Avant de prendre la route pour Calama, nous faisons une dernière incursion dans le canyon de Guatin pour photographier les grands cactus cierges qui colonisent un versant par centaine. Certains spécimens atteignent plus de 5 m de hauteur et leurs épines mesurent une vingtaine de centimètres, on comprend mieux pourquoi elles servaient autrefois à tricoter.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous quittons cette magnifique région en direction de Calama, ville minière : il y a un vent violent et des mini-tornades traversent régulièrement la route.

Deux guanacos nous disent au revoir…
Arrivée l’après-midi, dans le centre de la ville, à notre hôtel El Mirador qui se reconnaît à sa tour octogonale, on tente de réorganiser tous les sacs pour le voyage.

Nous allons dîner en face au Bavaria, une chaîne nationale de restaurants très sympa et testons leur spécialité : « Pierna de jamon pragar ». Demain une journée dans les avions et les aéroports nous attend (Calama-Santiago / Santiago-Madrid / Madrid-Paris)… pour un retour prévu sur Paris jeudi 21 février à 10h50.

Expédition bolivienne

18 février 2008

Nous avons fait appel à l’agence Estrella del Sur pour organiser une journée en Bolivie. Départ à 8h de San Pedro en minibus avec 4 brésiliens, 2 suisses et 2 argentins, arrêt obligatoire quelques minutes plus tard à la douane chilienne pour les formalités de sortie du territoire (plus de 30 minutes) et direction la frontière bolivienne que l’on atteint 45 minutes plus tard : un petit bâtiment au milieu de nulle part avec le drapeau de Bolivie s’agitant au vent à 4500 m d’altitude ! Un coup de tampon et 15 bolivianos pour rentrer dans le pays et nous rejoignons notre chauffeur bolivien Alberto au volant de son 4×4. Nous partagerons le véhicule avec les 2 couples de brésiliens et après un petit déjeuner en plein air, nous partons sur la piste en direction des lagunes.

Nous pénétrons quelques kilomètres plus loin dans la « Reserva nacional de fauna andina Eduardo Avaroa » (droits d’entrée : 30 bolivianos/pers.).

1er arrêt à la laguna blanca avec quelques flamants, les sommets
enneigés qui l’entourent se reflètent dans l’eau limpide et calme.

Nous continuons vers la laguna verde avec le Licancabur qui se dresse en toile de fond. La couleur vert émeraude de cette belle étendue est dûe à la grande quantité d’arsenic qui se trouve dans l’eau.

Notre vieux 4×4 a du mal dans les montées : l’altitude, le manque d’oxygène et la poussière ne ménagent pas le carburateur et il a fallu s’arrêter pour le déboucher puis remettre de l’essence dans le réservoir.

Et c’est reparti !

Les paysages sont somptueux et on traverse le désert de Dali, un véritable tableau composé de rochers verticaux dispersés sur un lit de sable.


Nous avons fait une pause au niveau du salar de Chalviri. Pendant que nos compagnons de route se prélassaient dans une source d’eau chaude, je suis allée escalader les flancs de la montagne attenante, ce qui n’est pas chose simple à cette altitude, pour photographier les fameuses plantes en coussin vert-pomme caractéristiques de l’Altiplano appelées « llareta » et formées de milliers de petites rosettes serrées les unes aux autres produisant une résine combustible. Ce végétal poussant de quelques millimètres par an est un très bon exemple d’adaptation au froid et à la sécheresse.

Des briques d’adobe sèchent au soleil…
Le ciel commence sérieusement à devenir menaçant et de gros nuages gris apparaissent de plus en plus vite au-dessus de nos têtes. Nous en profitons pour aller déjeuner au refuge.

Malgré la météo qui n’a pas l’air de s’améliorer, nous poursuivons notre route vers la laguna colorada. C’est vraiment dommage que le soleil soit absent car cette lagune rouge est magnifique et peuplée de milliers de flamants. Ce sont des algues présentes dans l’eau qui donnent ce coloris grenadine. Nous décidons tout de même de faire une marche le long de cette lagune dans le vent, le froid et même avec quelques flocons de neige !

30 minutes plus tard, nous sommes bien contents de retrouver notre 4×4 et nous nous dirigeons ensuite vers les geysers Sol de manana situés à quasi 5000 m d’altitude, les plus hauts du monde. Nous sommes frigorifiés mais le site est extraordinaire, ça bouillonne de tous côtés, les fumées de souffre nous encerclent : il faut faire très attention à ne pas glisser dans les multiples cuvettes visqueuses et brûlantes ! Des particules de boue sont propulsées par les bouillonnements et nos vêtements en sont recouverts. Moments intenses et uniques…

Un des brésiliens a d’importants maux de tête en raison de l’altitude et notre chauffeur sort un sac de feuilles de coca séchées à mastiquer, un remède locale et efficace. L’arbuste pousse à l’état sauvage dans la cordillère des Andes et les feuilles contiennent 14 alcaloïdes dont la cocaïne qui représente 80% des alcaloïdes de la feuille de coca.

La journée s’achève, il est temps de regagner le Chili pour notre dernier soir à San Pedro de Atacama.

Geysers del Tatio – Pukara de Quitor

17 février 2008

Départ à l’aube vers 4h30 du matin pour atteindre les geysers del Tatio situés à 4320 m d’altitude au lever du soleil, meilleur moment pour observer les formations de cheminées de vapeur des nombreux geysers actifs. Plus de 2 heures de piste caillouteuse étroite dans le noir complet, une température extérieure plutôt froide et un nombre inimaginable de minibus en convoi sont un passage obligé pour aller admirer ce spectacle géothermique célèbre dans le monde entier ! A notre arrivée, des centaines de touristes s’agglutinent déjà autour des geysers dans la pénombre.

La magie du lieu perd un peu de son charme mais nous décidons d’en faire abstraction afin de profiter au maximum des fumerolles et des bouillonnements qui se manifestent à nos côtés.

Le meilleur moment est lorsque le soleil pointe doucement ses premiers rayons : les images des flux de vapeur à contre-jour, s’élevant parfois à plus de 6 m de haut sont fantastiques ! Ambiance unique et inoubliable mais qui dure très peu de temps…

Pendant que certains se réchauffent dans une piscine naturelle d’eau thermale, nous buvons un mate de coca, l’infusion locale idéale contre le mal d’altitude et favorisant une bonne oxygénation de l’organisme. Avant de ressortir du site, il faut payer les droits (3500 pesos/pers.).

Sur le chemin du retour, nous croisons quelques vigognes au niveau d’une lagune d’altitude.

Au village de Machuca, nous avons goûté les délicieuses brochettes de viande de lama et photographié la charmante petite église blanche.

 

Nous arrivons vers 13h à San Pedro où nous profitons de la piscine de l’hôtel pour nous relaxer.

Nous partons en fin d’après-midi visiter les ruines de la Pukara de Quitor (2000 pesos/pers.) dominant le Rio San Pedro sur fond de ciel orageux. Ce fort date du XIIème siècle et a été déclaré monument national en 1982.

Nous sommes allés au restaurant Tierra Todo Natural dans la rue Caracoles. On nous apporte 2 petits pains ronds typiques avant d’entamer le repas. La carte met à l’honneur des produits sains et frais (panqueques aux légumes et tortilla au quinoa).

Pour couronner le tout, un groupe de 4 chanteurs et musiciens andins ont mis de l’ambiance tout au long de notre dîner.

Paso Huaytiquina – Laguna Cejas y Tebinquiche – Ojos del Salar

16 février 2008

Aujourd’hui nous avons décidé de nous aventurer du coté de Talabre sur la piste allant au Paso Huaytiquina.

Durant toute la matinée, nous n’avons croisons personne sauf des lamas et des ânes, c’est le pied !

Nous pouvons observer le volcan Lascar dont l’activité fumerollienne au fond du cratère actif est permanente.

Des plaques de terre craquelée nous invitent à photographier l’aspect graphique de ce damier naturel qui témoigne de l’aridité du milieu.

Vers 15h30, nous nous joignons à deux irlandais Benny et Gerry via l’agence Cactus Tour pour nous rendre à la laguna Cejas située dans le nord du Salar de Atacama à 2600 m d’altitude. Très difficile de s’y rendre pas ses propres moyens à moins de connaitre les pistes sur le bout des doigts, il n’y a aucune indication.

Nous arrivons parmi les premiers sur les lieux où 3 lagunes d’eau, 4 fois plus salée que l’eau de mer, permettent de s’y baigner et surtout de flotter sans effort. Une expérience originale en plein milieu de la saline.

Nous nous dirigeons ensuite vers los Ojos del Salar : 2 lagunes circulaires d’eau douce dans lesquelles on peut s’adonner aux plongeons les plus excentriques et surtout retirer la couche de sel laissée précedemment sur la peau.

Nous terminons la journée par la laguna Tebinquiche recouverte à l’infini d’une croûte de sel blanche et solide sur laquelle on peut marcher sans problème à cette période de l’année et même sauter !

La lumière est splendide au coucher du soleil et au loin le ciel orageux donne une toute autre dimension au lieu. Après un petit apéro, nous rentrons de nuit à San Pedro.

Salar de Tara – Aguas Calientes

15 février 2008

Nous prenons la route vers l’Altiplano qui emmène au Paso Jama (vers l’Argentine) : ça grimpe pas mal. D’ailleurs les camions  ultra chargés qui font la navette entre le Chili et l’Argentine, peinent aussi bien dans les montées que dans les descentes, certains même se sont renversés sur le bord de la route…

Nous sommes très proches de la frontière avec la Bolivie et nous longeons le majestueux volcan Licancabur culminant à 5916 m d’altitude. La pampa qui nous entoure est magnifique.

Vers 10h, nous nous arrêtons devant un ensemble de petites lagunes formant le bofedal de Las Vegas de Quepiaco où se réunissent flamants et vigognes (Vicugna vicugna).

Vers le kilomètre 100 depuis San Pedro, nous suivons les traces de 4×4 sur une immense étendue désertique. Des rochers aux formes insolites sculptés par le vent s’élèvent verticalement : on les appelle les « Guardianes de la Pacama ». Nous sommes absolument seuls à 4600 m d’altitude où règne le silence du désert.

A force de crapahuter de rocher en rocher pour les photographier sous tous les angles, les maux de tête commencent à se faire sentir ! Un petit lézard se laisse approcher…

Nous continuons vers le salar de Aguas Calientes.

Nous rentrons ensuite sur San Pedro pour réserver une journée en Bolivie et allons manger 2 empanadas bien mérités !