Archive pour le ‘Italie’ catégorie

Un manteau blanc et 1ères avalanches

5 novembre 2008

Dehors, il fait -1°C et plus d’1 mètre d’épaisseur de neige nous attend. J’ai été baptisée Heidy, allez savoir pourquoi ?


On garde le moral et après un petit déjeuner copieux, il faut s’atteler à dégager la voiture avant de s’aventurer dans la neige !

Les moindres pas dans la neige demandent un effort multiplié par 4, on s’enfonce jusqu’aux cuisses et surtout on avance pas vite. Il faut vraiment être dingues pour sortir par ce temps là !



Alors que l’on marchait tranquillement, un bruit important nous interpelle : une masse de neige s’est détachée d’un versant de montagne. Nous assistons à une avalanche puis une 2ème sur le versant opposé, ça fait froid dans le dos de voir une partie du manteau neigeux dévaler la pente.

Après ces émotions, nous nous arrêtons un moment à Valsavarenche, les fruits du sorbier rouge-orangé qui persistent longtemps sur l’arbre sont recouverts de neige et sont très appéciés des oiseaux en hiver. Les samares, fruits ailés des érables et feuilles des bouleaux apportent de la fantaisie au paysage enneigé.



Nous terminons notre escapade dans le petit village de Pont complètement enseveli par la neige !


Et pour notre dernier dîner en Italie, nous avons fait un vrai gueuleton : assortiment de charcuteries locales, gratin de légumes, tagliatelles au jus de noix et quelques nouveautés, le tournedos de veau au calvados et les gnocchis au jus de betterave. Bref nous avons fini en beauté avec quelques kilos en plus, faut bien l’avouer !

Buona notte …

Toujours sous la neige !

4 novembre 2008

Réveil en blanc, les flocons s’intensifient de plus en plus et la couche de neige augmente rapidement. Nous avançons difficilement et nous sommes très vite mouillés mais cela ne va pas arrêter les frappadingues que nous sommes. Une véritable expédition polaire …




Une petite pause au sec est bien appréciable à mi-parcours et j’ai voulu faire la maligne en m’asseyant dans la neige mais impossible de se relever seule : fous rires assurés !

Il neige vraiment trop, les animaux se font rares et nous sommes trempés, on rentre à l’hôtel se réchauffer, la voiture est déjà toute blanche …

Côté culinaire, ce soir nous avons un carpaccio de truite fumée, une soupe d’orge à la tome, une soupe de fèves à plat, un gratin de légumes au fromage, des cotelettes d’agneau panées aux herbes, une fine escalope de veau farcie au jambon-fromage et enfin un bavarois aux fruits rouges. Un repas gargantuesque !



Sous la neige

3 novembre 2008

Quelle ne fut pas notre surprise ce matin en ouvrant la fenêtre, tout est blanc et il neige à gros flocons !

Bien emmitouflés et après avoir retiré la couche de neige sur la voiture, nous partons en direction de Pont.

Malgré le passage du chasse-neige, nous ne pouvons avancer plus sans déraper. Il faut installer les chaines sur les roues et tout ça en plein milieu de la route et sous une neige soutenue. Heureusement il n’y a pas foule ici …

ça change tout, nous pouvons repartir

Il faut être un peu fous pour aller faire des photos par ce temps là mais quel pied de s’enfoncer dans la neige fraîchement tombée ! Les paysages sont magnifiques, les branches d’arbres sont couvertes de neige et nous sommes seuls à longer la rivière.



Nous apercevons quelques chamois sur les hauteurs qui gambadent dans la poudreuse !


En début d’après-midi, nous nous dirigeons vers le petit village de Tignet situé à 1665 m d’altitude. Nous avons de la chance, la neige a cessé enfin de tomber. Les forêts de mélèzes sont d’une beauté incroyable en automne : une véritable toile à ciel ouvert, nous ne savons plus où donner de la tête !

Tignet est l’un des plus beaux villages des Alpes avec ses maisons à l’architecture rurale et son panorama exceptionnel. Nous déambulons tranquillement au milieu des petites ruelles en suivant les traces laissées dans la neige par les chamois.

 

C’est la pleine période du rut pour les chamois, une saison des amours qui a débuté depuis quelques semaines. Les mâles et les femelles possèdent à l’arrière des cornes des glandes de la taille d’une noix. Chez les mâles, ces glandes vont augmenter à l’automne et sécréter une forte odeur qui leur permettent de marquer leur territoire en se frottant aux végétaux et aux rochers. On peut aisément à ce moment de l’année reconnaitre les mâles gâce à la présence d’une crinière appelée « barbe » au niveau de l’échine.

Nous nous dirigeons vers la cascade, juste derrière le village et nous remarquons sur le petit sentier enneigé des traces de renard et 5 minutes plus tard surgit furtivement un renard brun-roux avec ses oreilles dressées et son pelage épais. Nous avons juste eu le temps de prendre 2-3 clichés avant qu’il disparaisse en contrebas dans la forêt.

Une bonne journée ne peut se terminer sans un bon repas, n’est-ce pas ? Nous avons la salle de restaurant rien que pour nous : carpaccio de porc, tagliatelles au basilic ou au jus de noix (à tomber !), carré d’agneau et aubergines grillées ou carbonade de sanglier et polenta, parfait au pain noir ou crème au lait et châtaignes.

Chamois dans la brume …

2 novembre 2008

Au réveil, on découvre une nappe de brume épaisse qui recouvre la montagne. On distingue à peine les forêts de mélèzes vêtus de leurs habits jaune-orangé mais rien ne peut arrêter les photographes, nous partons en direction du dernier petit village de la vallée « Pont » situé à 1961 mètres d’altitude, début de nombreux sentiers de randonnées. Sur la route, nous apercevons notre 1er chamois, un signe de bonne augure !

On enfile les ponchos permettant de protéger le matos photos en raison du crachat continu qui règne aujourd’hui en montagne, notre expédition peut commencer et prenons le chemin montant vers Méyes.


Les conditions de prises de vues ne sont pas toujours faciles !

Les chamois avec leur pelage d’hiver sont au rendez-vous, quel bonheur de pouvoir les observer et de les voir crapahuter sur les versants escarpés avec une aisance spectaculaire. En automne, ils ont leur poids maximum ayant accumulé des réserves tout l’été pour affronter la rude période hivernale.

Le chamois fait partie des Caprinés au même titre que les isards, mouflons et bouquetins mais c’est le plus petit de tous. Les mâles adultes peuvent atteindre un peu plus de 1,30 m de long et les femelles près de 80 cm.

Les conditions météo deviennent de plus en plus mauvaises, la brume est omniprésente et nous ne voyons plus à 10 mètres devant mais nous poursuivons notre grimpette.

Nous traversons un long tunnel un peu glauque mais au moins nous sommes au sec pendant quelques minutes et tentons de trouver le bon chemin, dur, dur de se repérer dans tout ce brouillard !


Vers 13h, nous arrivons au niveau d’une bergerie d’alpage déserte à cette saison et nous en profitons pour avaler nos sandwiches et nos barres énergétiques afin de reprendre des forces pour affronter le climat. Il neige à cette altitude (2300m environ).

Un peu plus loin, nous découvrons des traces de chamois mais aussi de loup (je vous assure nous ne rêvons pas, il y en a 6 recensés dans la vallée de Valsavarenche).


30 minutes de marche plus tard, nous sommes récompensés de nos efforts et nous tombons sur une quinzaine de bouquetins. Malgré le vent, la neige et le froid, nous nous installons pendant une bonne heure pour immortaliser ce spectacle grandeur nature.




Nous entamons notre descente vers 15h et croisons toute une harde de chamois en pleine période de rut. Malheureusement, nous n’avons presque plus de lumière pour les photographier. Quelle journée !

C’est bien connu, le grand air ça creuse … Pour le dîner, nous avons eu droit à un assortiment de charcuterie locale présenté sur une planche en bois, une soupe de montagne mais non liquide et servie dans une assiette plate ou des gnocchis maison à la tomate et au parmesan, une carbonade de viande avec de la polenta puis une panacotta accompagnée de châtaignes. Un vrai régal même si je crois que l’on va prendre quelques kilos (on va faire des réserves pour l’hiver comme les chamois et les bouquetins !)


   

En route pour le Grand Paradis !

1 novembre 2008

Et quel nom, ça fait déjà rêvé … le Grand Paradis. Situé à la frontière avec la France et jouxtant le Parc national de la Vanoise, le Parc national du Grand Paradis est un site privilégié et protégé dans les Alpes pour observer bouquetins, chamois, renards et avec beaucoup de chance les loups qui y ont élu domicile.
Après une petite halte photo devant le Mont Blanc côté français et après avoir traversé les 26 km de tunnel du Monte Bianco, nous voilà dans le Val d’Aoste en Italie direction la vallée de Valsavarenche.


L’équipe des frappadingues

C’est un peu le bout du monde surtout en cette première semaine de novembre, nous entrons dans la basse saison et la plupart des hébergements touristiques sont fermés. Seule l’Hostellerie du Paradis à Eau Rousse reste ouverte toute l’année et ça tombe plutôt bien, nous allons y rester quelques jours. Une atmosphère familiale y règne, Alberto et Marisa vous accueillent chaleureusement dans leur hôtel dans la plus pure tradition du Val d’Aoste et vous offrent chaque jour les saveurs du terroir de la gastronomie italienne. Tout un programme alléchant en perspective que je vous ferai partager en images chaque soir !

– BENVENUTI –


Au menu aujourd’hui, 1ère entrée : magret fumé maison, 2ème entrée : soupe d’orge à la tome ou pâtes à la farine de seigle, plat : carbonade de cerf et polenta, dessert : tarte tatin ou fruits flambés, le tout accompagné d’un vin de la vallée d’Aoste sélectionné par Alberto. Waouh, ça promet pour les jours suivants, bravo au chef, c’est délicieux !