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La pointe de Sangomar

16 septembre 2009

Embarquement immédiat pour l’Afrique de l’ouest ! Lorsque vous arrivez devant la façade du restaurant aux couleurs du drapeau sénégalais, aucun doute, vous êtes arrivés …

L’accueil est très chaleureux et vous vous sentez rapidement transportés dans l’ambiance africaine à la lecture des spécialités écrites sur de grandes ardoises que l’on dispose devant votre table :  thiebou diene, mafé, yassa, soupe kandje, grillades au feu de bois …

On a envie de tout goûter ! L’idéal est de venir à plusieurs pour commander les différents plats et ainsi de pouvoir picorer dans les assiettes de vos amis !!
Mais avant tout, je vous conseille de tester le jus de bissap, boisson populaire (feuilles d’hibiscus rouges) ou le jus de bouille, mon préféré à base de pain de singe : il s’agit de la pulpe blanche qui entoure les graines de baobab très nutritif riche en vitamines mélangée à du lait et du corossol. Sinon, vous pouvez opter pour le jus de gingembre assez puissant ou encore prendre le cocktail immigré, un mélange bissap et bouille très agréable ! A vous de choisir mais ça vaut le détour et c’est plutôt rare d’en trouver sur Paris !

Verres de dégustation (bissap-bouille-gingembre) et cocktail (bissap-bouille-immigré)

Accompagnez ces boissons d’une assiette mixte composée de nem aux crevettes, pastel de poissons, de fataya à la viande et de samosa. C’est une bonne entrée en matière, croustillante et pleine de saveurs !

Côté spécialités africaines, nous avons opté pour le plat national sénégalais, le thiebou diene rouge (riz cassé 2 fois à la tomate, thiof (c’est du mérou, un poisson présent sur les côtes sénégalaises), légumes frais et manioc avec la sauce diaga), le mafé de poulet fumé grillé au feu de bois et cuisiné dans une sauce d’arachide et enfin la soupe Kandja constituée d’une sauce à base de gombos et d’huile de palme, viande et pince de crabe (dommage il manquait l’ustensile pour la casser) avec du riz blanc. Les assiettes sont généreuses et colorées ! Par gourmandise, nous avons pris également une assiette d’aloko (bananes plantains frites).

thiebou diene

mafé de poulet fumé

soupe Kandja

aloko

Au cours de notre repas, un chanteur et musicien sénégalais nous a transporté dans son pays avec le doux son de sa kora (instrument de musique traditionnel à cordes constituée d’une grosse demi-calebasse recouverte d’une peau de vache et d’un long manche en bois). C’est une sorte d’harpe-luth. Fermé les yeux et vous êtes là-bas !

Très agréable… et pour finir la soirée on vous offre l’atthaya, le thé sénégalais à base de menthe, sucré et amer à la fois.

Pour tous les amoureux de la cuisine africaine, c’est une adresse à retenir autant pour l’accueil que pour la cuisine. Comptez 25 € par personne pour une entrée, un plat et une boisson et 15 € pour un plat unique. J’y retournerai avec plaisir pour déguster d’autres spécialités.

La Pointe de Sangomar
25 rue Jean Moiron
75010 Paris
Tél. : 01 42 01 82 89
Métro Belleville ou Colonel Fabien
Ouvert tous les jours de 20h à 1h30 du matin
Restauration sur place ou à emporter

L’Oasis

14 décembre 2008

On ne peut rêver mieux en ce moment, de la chaleur, des spécialités marocaines et orientales, des couleurs chaudes et une décoration qui vous emmène de l’autre côté de la Méditerranée le temps d’un dîner ! Nous connaissons ce restaurant depuis de nombreuses années, les propriétaires ont changé depuis bientôt un an et demi mais le chef est toujours là. L’accueil est chaleureux et la carte est de plus en plus alléchante … Bricks, Harira, Couscous, tajines, grillades, le choix est varié et chacun peut y trouver son bonheur.

Ce soir je me suis laissée tenter par un de leur coup de coeur le tajine d’agneau et aubergines accompagné d’un délicieux pain fait maison : comment dire, la viande est fondante, un mélange de saveurs très agréable (épices, olives, coriandre …) et c’est bien garni !

Le couscous méchoui est superbe également, une semoule fine et des légumes servis dans des poteries artisanales, pois chiches, raisins et harissa sont présentés dans de petites coupelles individuelles et admirez un peu la taille du morceau de viande. Bref, vous l’aurez compris ici les plats sont généreux et savoureux.

N’hésitez pas à commander la pastilla maison ou même tester la tajine de poisson, vous m’en direz des nouvelles :

Difficile de continuer sur un dessert mais le thé gourmand à la menthe est toujours appréciable en fin de repas avec 3 pâtisseries orientales tout de même !

Le restaurant peut accueillir une trentaine de couverts alors pensez à réserver votre table si vous êtes nombreux.

L’Oasis
19 rue Ferdinand Fabre
75015 Paris
Tél. : 01 45 33 60 44
Métro Convention

Saka-saka au poulet fumé

1 octobre 2008

Cap sur le Congo pour découvrir un plat traditionnel à base de feuilles de manioc pilées et de sauce graine (pulpe de fruits de palmier à huile). C’est en quelque sorte la version africaine du « ravitoto » malgache que j’avais réalisé en juin dernier. Le saka-saka peut être préparé avec du poisson, du boeuf ou du poulet fumé.
Vous pouvez l’accompagner avec des tubercules de manioc ou des bananes plantains bouillis.

Recette inspirée du livre « Cuisine actuelle d’Afrique Noire » (First Editions)

Ingrédients pour 6 personnes :
1 poulet fumé
1 oignon
1 boite de sauce-graine
3 c. à s. de pâte d’arachide
300 g de saka-saka
huile de tournesol

1) Coupez le poulet fumé en morceaux. Faites chauffer dans une sauteuse la sauce graine pendant 10 minutes en remuant régulièrement. Ajoutez le saka-saka et laissez cuire encore 10 minutes environ.

2) Ajoutez la pâte d’arachide et 2 verres d’eau. Laissez mijoter à feu moyen pendant 30 minutes en mettant si besoin un peu d’eau pour éviter que la préparation n’attache au fond de la casserole. Déposez les morceaux de poulet dans la sauce, couvrez et laissez cuire 15 à 20 minutes.

3) Pendant ce temps, épluchez les bananes plantains, coupez-les en gros tronçons et faites-les cuire dans un grand volume d’eau bouillante salée. Egoutez et réservez au chaud.

4) Emincez l’oignon et faites-le revenir dans un peu d’huile puis incorporez-le à la préparation en sauce. C’est prêt, vous n’avez plus qu’à déguster : bon appétit !

Aubergines africaines et bananes plantains

7 septembre 2008

L’aubergine africaine (Egg plant) de couleur jaune pâle appelée également aubergine amère est beaucoup plus petite que nos aubergines violacées. Il en existe plusieurs espèces sur les marchés.

Préparées en ratatouille, ces aubergines sont délicieuses.

Ingrédients pour 4 personnes :

600 g d’aubergines africaines (environ 10)
5 petites échalotes
2 gousses d’ail
4 tomates
1/2 citron
2 cubes de bouillon culinaire épices-oignons
sel et poivre

1) Mondez, épépinez et concassez les tomates. Réservez.

2) Lavez puis essuyez les aubergines et ôtez les pédoncules. Coupez-les en petits dés et faites-les bouillir dans 1/2 litre d’eau avec le jus d’1/2 citron pendant 15 minutes. Remuez régulièrement avec une spatule en bois jusqu’à réduction totale de l’eau.

3) Ajoutez les tomates, les échalotes et l’ail hachés puis les cubes de bouillon émiettés. Ajoutez 1/2 litre d’eau, couvrez et laissez mijoter à feu moyen pendant 30 minutes. Salez et poivrez.


Recette inspirée du livre « Cuisine actuelle de l’Afrique Noire » (First Editions)

La banane plantain (verte ou jaune selon son degré de maturité) est consommée en Afrique comme légume. Vous pouvez, après avoir retirer l’épaisse peau, la faire bouillir dans de l’eau salée ou bien frire dans un bain d’huile d’arachide, les « aloko ». Pour cela il vous suffit de couper en biais les bananes plantains afin d’obtenir des tranches d’1 cm d’épaisseur et de les plonger dans l’huile chaude pendant 2 minutes environ.

Egouttez-les ensuite sur du papier absorbant, salez et dégustez aussitôt. Un vrai régal même si les odeurs de friture envahissent un moment votre cuisine. On n’a rien sans rien !

Un samedi sous le signe de l’Afrique

6 septembre 2008

AJ’ai décidé d’aller faire un petit tour du côté du quartier africain de Paris et surtout refaire mon stock de feuilles de manioc, pâte d’arachide et légumes exotiques en vue de la préparation d’un mafé et d’un saka-saka au poulet fumé. Dès la sortie du métro Château-Rouge, vous êtes baignés rapidement dans l’atmosphère de l’Afrique noire. C’est l’un des principaux endroits où se retrouve la communauté africaine de la région île-de-france.

Je vous conseille d’arpenter les rues Dejean, Poulet, des Poissonniers, Doudeauville pour une immersion totale. Un chapelet d’épiceries exotiques, d’échoppes de tissus, de boutiques dédiées à la beauté et de nombreuses boucheries vous attendent …

Vous trouverez toute sorte de légumes frais : patate douce, igname, manioc, aubergine africaine, piment, bananes plantains toujours très bien empilées, gombos, gingembre :


Ne manquez pas le marché de la rue Dejean avec les poissonneries qui proposent capitaines, tilapias, mérous … et toujours beaucoup de légumes et de fruits en tous genres (figues de barbarie, dattes fraîches)


Nombreux vendeurs alignés sur les trottoirs, sacs poubelles gris à la main interpellent les passants : les hommes crient : Maïs ! Maïs !, les femmes sortent sur un étal de fortune leurs légumes violets 5€ les 15 !


Et les pigeons terminent les restes d’épis maïs !

Si vous cherchez des tissus bariolés et de toutes les couleurs, vous serez servis ici : des vitrines entières forment un véritable patchwork de quoi confectionner nappes, boubous et autres tenues africaines !



Les magasins de cosmétiques tiennent une place importante dans le quartier : mèches, perruques, tresses, lotions et crème à base de karité sont au rendez-vous.

Et pour le fun, une devanture bien chargée, on n’oserait ouvrir la porte :

Il y a foule dans le quartier le samedi, mieux vaut être à pied qu’en voiture, c’est de la folie au niveau de la circulation … ça klaxonne de partout !

Je termine mes derniers achats : aubergine blanche, piment antillais, bananes plantains, sauce graine, pâte d’arachide, saka-saka, sac de riz cassé 2 fois et sans oublier les cubes de bouillon Maggi épices-oignon (un classique dans la cuisine africaine)

C’est fou la variété de bouillon-cube qui existe :